dimanche 1 février 2026

Fireboss

 


  En ce mois de janvier, Patrick Miran est chez lui, à Formiguères. Pour une fois qu’il peut se reposer durant un hiver ! Mais sait-on jamais, il pourrait être appelé en urgence par son employeur espagnol Martinez Ridao aviacion, la plus grosse entreprise mondiale de lutte contre les incendies. Car Patrick, à 50 ans, est pilote d’avion bombardier d’eau sur un Air Tractor AT802 FireBoss. C’est la réalisation d’un rêve d’ado : pendant une balade au lac de Matemale, alors qu’il traverse le barrage, des Canadair grondent au-dessus de lui. Le fracas des moteurs à piston, la puissance des avions, la vibration des ondes dégagées par leur envol marque de façon indélébile son âme.

 Peu intéressé par des études longues, Patrick travaille pendant plusieurs années à la station de ski. Puis, en 2009, il passe une licence professionnelle de pilotage à Vancouver (Canada). En 2016, il enchaîne avec une licence professionnelle européenne à Perpignan. "J’ai commencé par la surveillance de réseaux de gaz et de pétrole en France. C’est un travail aérien entre 60 et 200 mètres du sol, avec plus de turbulences et tout en manuel. La surveillance de centrales nucléaires, de sites chimiques et de zones militaires, zones classées interdites, nécessite une autorisation le matin même du vol de la part du ministère des Armées".

"Six minutes pour décoller"

De 2017 à 2021, Patrick accomplit ses missions sans relâche et progresse énormément dans le travail aérien. "Il faut faire travailler un avion sans pilote automatique, sans assistance, les ailes sont un prolongement de mes bras".

Puis, le pilote s’oriente vers le largage de parachutistes sur un avion Pilatus, dans une école d’Arcachon.

Fort de ses expériences et de ses qualifications montagne, il postule alors pour l’entreprise qui l’emploie actuellement. "Le chef pilote a retenu deux candidats sur 26 postulants. J’ai été embauché le lundi et je démarrais le jeudi suivant". Depuis 2023, Patrick a réalisé des missions sur tout le territoire espagnol, ainsi qu’au Chili. "Quand je reçois un appel pour un incendie, j’ai six minutes pour décoller". Plus l’intervention est rapide, meilleures sont les chances d’éteindre un feu. Toujours "con calma", c’est-à-dire être réactif dans la sérénité du geste juste.

https://www.lindependant.fr/2026/01/29/formigueres-voler-pour-sauver-la-mission-du-pilote-patrick-miran-13196532.php

 

https://uvitelonline.com/martinez-ridao-aviacion-lucha-contra-incendios/ 

https://www.youtube.com/watch?v=BLgQxQ73NK0 

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